L'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) est une organisation intergouvernementale, créée en 1951, qui occupe la position de chef de file sur la scène migratoire. Forte de ses 175 Etats Membres auxquels viennent s'ajouter 8 autres Etats ayant le statut d'observateur, et disposant de bureaux dans plus de 100 pays, elle opère étroitement avec ses partenaires gouvernementaux, intergouvernementaux et non gouvernementaux afin de gérer les migrations dans un bon ordre et dans des conditions préservant la dignité humaine, promouvoir la coopération internationale sur la scène migratoire, faciliter la recherche de solutions pratiques aux problèmes migratoires et offrir une assistance humanitaire aux migrants dans le besoin, en ce compris les réfugiés et les déplacés internes. Depuis le mois de septembre 2016, L’OIM est devenue l’organisme des Nations Unies chargé des migrations. L’OIM est présente en Mauritanie depuis 2006.

Dans la continuité des phases précédentes du « Programme régional de développement et de protection pour l’Afrique du Nord, le Niger et la Mauritanie » (RDPP), l’OIM Mauritanie intensifie ses efforts pour renforcer la protection et l’accès aux services essentiels des migrants en situation de vulnérabilité. Une attention particulière est portée aux enfants non accompagnés et/ou séparés (ENAS), ainsi qu’aux victimes de la traite (VoTs). L’OIM soutient également la mise en œuvre des dispositifs nationaux d’assistance et de protection, notamment le système national des familles d’accueil transitoire (FAT) ainsi que les unités spécialisées du CPISE, destinés à la protection des enfants privés de soutien parental.

 

Malgré ces avancées, les enfants en mobilité, les victimes de traite et les enfants non accompagnés ou séparés continuent de rencontrer des obstacles majeurs dans l’accès aux services de protection. Cette fragilité s’est accentuée avec l’augmentation des débarquements de migrants le long de la Route Atlantique, dont un nombre considérable de ENAS et enfants sont identifiés (404 identifiés par OIM en 2025) les exposant au risque accru d’exploitation, d’abus et de violence.

 

L’intervention proposée par l’OIM s’appuie sur les acquis des phases précédentes du projet RDPP, tels que la mise en place du système des familles d’accueil transitoires (FAT) et la création d’unités spécialisées de prise en charge au sein des CPISE. 

 

L’approche proposée vise désormais à consolider et à rendre pleinement opérationnels les dispositifs existants, en renforçant les mesures alternatives de protection destinées aux enfants à risque et/ou victimes de traite, notamment ceux non accompagnés ou séparés. Elle met également l’accent sur l’amélioration de la coordination entre les acteurs institutionnels et opérationnels, afin de garantir une réponse cohérente, intégrée et de qualité, centrée sur les besoins spécifiques des enfants en situation de mobilité

 

Le/la consultante(e) sera basé(e) à Nouakchott avec des déplacements fréquents à Nouadhibou et à Rosso et travaillera sous la supervision globale du chargé de projet national. Le/la consultant(e) travaillera directement en collaboration avec la Direction de l’enfance et le CPISE ainsi que les ONGs partenaires du projet. 

La personne retenue devra assurer les tâches spécifiques suivantes :

  1. Identifier les lacunes organisationnelles, institutionnelles et opérationnelles du CPISE et du système des familles d’accueil en matière de prise en charge des enfants en situation de mobilité et/ou victimes de traite. 

  2. Réviser et améliorer les outils existants pour l’identification, le suivi et l’évaluation des familles d’accueil. 

  3. Élaborer une feuille de route pour la consolidation et l’appropriation du système des familles d’accueil par le MASEF.

  4. Assurer un appui technique rapproché (coaching, accompagnement sur le terrain) aux ONG partenaires et aux unités de prise en charge CPISE intervenant auprès du système des familles d’accueil dans les 3 zones d’intervention du projet (Nouakchott, Nouadhibou, Rosso). 

  5. Appuyer le consultant en charge du renforcement de capacités du CPISE (MASEF) lors des activités de renforcement de capacités

  6. Élaborer les rapports détaillés des ateliers pratiques, incluant les résultats, les recommandations et les actions de suivi. 

  7. Produire un rapport final de consultance. 

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